Tête à Fayaz = Tête de mouton (Valais – Vissoie – Val d’Anniviers – 2337m)

Hotel Geschichte

En 1845 naquit à Domodossola François (Francesco) Mosoni d’un père italien et d’une mère valaisanne. Il exerça une activité commerciale à Zermatt et plus tard à Sierre. Avec son frère Pierre, loin de toute habitation, à l’altitude de 2337m, au nord de Nava, ils firent construire au lieu dit ‘’Tête Fayaz’’ un hôtel sur un promontoire d’où la vue est grandiose. Le choix du site fut, selon les dires, influencé par Pierre Pont, propriétaire de l’hôtel Bella Tola à St. Luc, afin d’éviter la concurrence. Au départ il s’agissait d’une bâtisse dont le rez-de-chaussée était en pierre et un étage en bois.

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Cette première construction débuta en 1882 et l’ouverture de l’établissement eut lieu en 1883 ou 1884. En septembre 1889 un incendie le détruisit, mais les hôtes et les employés de la maison purent se sauver par les fenêtres et il n’y eut aucune victime.

Par la suite l’hôtel fut reconstruit en pierre et pris la forme actuelle avec un sous-sol, quatre étages, une véranda sur pilotis, typique pour les hôtels de montagne, salon et fumoir. La nouvelle construction fut inaugurée en 1891. Le transport des matériaux était assuré par des mulets, le piano a été acheminé à dos de 6 hommes.

De ce temps-là, c’est à dire 1891, il existe des lettres commerciales de l’hôtel. Sur l’entête figure uniquement F. Mosoni propriétaire. Quand son frère Pierre quitta-t-il l’établissement? Cela ne put pas être tiré au clair, son départ se fit vraisemblablement lors de la reconstruction de l’établissement après l’incendie.

img_history_2L’hôtel était exploité dans le style anglais: toilette de soirée obligatoire pour le dîner et on ne pouvait fumer qu’au ‘’Fumoir’’. Le jardin alpin était tenu par M. Correvon, un botaniste genevois très actif en Valais. Il s’en servit comme station d’essai du Jardin Alpin à Genève.

En 1914 décès de Mosoni. En 1917, après une période malheureuse due à la guerre, l’hôtel est repris par sa fille Emma (Domenica, née en 1887 à Viège et décédée en 1969) et son beau-fils E. Henri Tosello (né en 1886 à Roquebillières, Alpes Maritimes, bourgeois de Vissoie en 1917/18). Celui-ci offra une renommée à l’hôtel par sa bonne cuisine. A partir de 1939, sa fille Antoinette Golay-Tosello (née en 1917) apporta son soutien à l’exploitation de l’établissement jusqu’en 1956, année où Tosello mourut.

img_history_3L’accès à partir de Vissoie se faisait à pied ou à dos de mulet par ‘’un bon sentier alpestre’’. Plus tard, après l’ouverture de la route Vissoie-St.Luc, à partir de St.Luc. Deux fois par jour le courrier était acheminé à dos de mulet de Vissoie puis de St.Luc.

En 1956 l’hôtel fut vendu à M. Steiger de Zurich qui l’exploita jusqu’en 1966, date où il l’abandonna. En 1969 un groupe de personnes du pays reprit l’établissement (Alfred Antille, Célien Balmer, Francis Devanthéry et Etienne Gard). C’est alors que le chemin d’accès fut agrandi et devint carrossable et le bâtiment rénové. Exploitation par des tenanciers : Mme Bonvin, les époux Staub (instauration de la saison d’hiver) et les époux Dominique et Urs Amman-Epiney après la reconstruction du toit de l’hôtel enlevé par une tempête en 1990 ainsi que la remise en fonction de la petite centrale électrique. En l’an 2000, l’hôtel fut cédé à l’industriel lucernois Werner Fischer. En 2007, Otto Müller devint le gérant de l’hôtel Weisshorn et en 2014 Oliver Stadelmann, chef de cuisine depuis juin 2010, repris le flambeau.

Traduction du texte original allemand par P.A. Florey. Tout droits réservés.

Pour les annotations, qui renvoyent aux sources historiques, veuillez consulter le texte en allemand. Nous remercions M. Truffer des Archives de l’Etat Valaisan de sa bienveillante collaboration. 20. mai 1997